BIO EXPRESS
Thierry Théolier connu aussi sous le pseudonyme ThTh (ou tout simplement TH), est né fin 1968 en banlieue parisienne, au Fort de Meulan (un îlot sur la Seine dans les Yvelines, ban_lieu pourri en bordure du Vexin...) de parents enseignants, catholiques (surtout la mère) dits "pieds-noirs". "On dirait Le Sud" mais au mauvais endroit et au mauvais moment.
NB : Vous pouvez zapper l'enfance bien que se soit là que tout se joue. Diggers : à vous de repérer les pépites symboliques. L'adolescence est aussi vitale pour la suite où tout se rejoue quant à l'age Dude tout reste à (dé)jouer.
ENFANCE_
Il passe son enfance, sans trauma connu (à part un huit clos avec le chien-loup de la nourrice...), couvé par des parents, grands-parents aimants et toute une smala d'amis, de cousins-cousines, tantes et d'oncles (Grands) qui forme alors une belle communauté, une vraie "Famille". Le père est tout de même bien occupé par sa carrière de directeur d'établissements pour superfreaks et Thierry est influencé alors par un drôle de grand-frère Jean-Pierre, surdoué, qui lui dessine des horreurs mais pas toujours. Ce dernier commence à "sucker" des drôles de buvard et à écouter en boucle le Velvet Underground (il montera un groupe post-punk Seconde Chambre avec le cousin Gilles). Le petit TH joue parfois au contact d'handicapés mentaux (trisomiques, autistes et schizophrènes) car le père est, comme précisé au-dessus, "directeur d'établissements spécialisés". Ses lieux de travail et de résidence sont dotés de château de fonction avec de grande forêt sombre, de terrains de jeux dadaïstes, d'étang (avec des brochets qui gobent les canetons), de "villa hantée", de locaux de répétitions de musique (apprentissage de la basse et de la batterie) ou d'un algeco-caverne d'ali-baba, rempli de jouets à moitié cassés donnés pour les handicapés par des grosses marques qu'un tout jeune copain de Thierry essaiera de dévaliser ; en contre partie, il lui apprendra à fabriquer des skate-boards avec des planches en bois pourries et des roulettes de patins usés, un vrai apprentissage D.I.Y.
Titi, tête blonde, joue souvent aux actions Joe et Big Jim. Il commence à les transformer aussi grâce aux indications d'un lointain ami de la famille, un jeune geek de Nouméa, un certain Bruno. Il les martyrise aussi dans des mises en scène dignes des meilleurs nanars. Pendant les séances de jeu, des sons (Kevin Ayers, Brian Eno, Robert Fripp, Velvet...) lui parviennent à travers les murs épais comme un bédo de la chambre du grand frère mais Thierry préfère fouiller dans la pile des disques abandonnés de Jean-Pierre et s'empare d'un double album des Beatles (les années twist à la Caverne avec Tony Sheridan), l'écoute en boucle sur la chaîne hifi familiale en bois massif d'où s'échappe un bon son chaleureux pop, rond et religieux. Il s'achète avec ses premières économies, un mange-disque et se procure l'intégral des quatre anglais au fur et à mesure des vadrouilles avec son père dans le centre commercial d'à côté appelé "Art de vivre".
A noter que lors de ses cures thermales (à cause d'une toux légèrement asthmatique de merde) en été, dans la ville natale de Jean-Louis Bergheaud aka Murat (la Bourboule en Auvergne), après les soins de santé à base de tortures douces comme ces séances dans des aquariums où est propulsé un aérosol aussi sec que le Néant, ce sauna collectif où l'on doit se désaper devant des femmes plutôt laides mais pas toujours, après des jets d'eau dans la gueule propulsés violemment par des instruments de santé digne d'Hostel 2, il écrit au feutre, sous l'impulsion de sa mère, les histoires de ses poupées pour garçons et écrit une chanson "Sales mes baskets" où il cristallisera déjà son penchant pour une mythologie de La Loose et son Festival "déclaré permanent" mais la rédaction des histoires a lieu seulement après la séance à la fontaine pour bateaux radio-télécommandés. Il choisira le sous-marin-avec-fil pour faire chavirer les autres bateaux plus gros et plus chers mais pas insubmersibles des autres souffreteux.
ADOLESCENCE_
Adolescent toujours en banlieue mais plus calme (Essonne), il a un intérêt obsessionnel (mensuel) pour les comics (Marvel parfois les DC), le cinéma d'horreur (via la location compulsionnelle de VHS dans les vidéos-clubs), les mobylettes trafiquées (103 Peugeot), les premiers jeux vidéos (d'abord en arcade, pendant ses vacances scolaires dans les salles de jeux en Espagne et chez lui, avec les consoles de salon comme Vectrex, CBS colecovision) et malgré d'évidentes facilités en cours de français (notamment l'écriture d'une rédaction jugée trop "sentimentale") ; bon en français donc mais toujours au fond de la salle de cours pour mieux profiter de la vue et des sujets de ses potes voyous (les tournantes dans les caves...), il entame, dès ses 16 ans, un Bac technique d'hôtellerie à St Quentin en Yvelines, sans grand intérêt il faut bien le dire dès la deuxième année, ni enthousiasme (à part la cuisine et surtout la dégustation des vins en cours d’œnologie) pour rassurer La Famille, en se disant que l'étude du journalisme aurait été plus judicieux : une sorte d'intuition dite à sa grand mère paternelle. Personne ne l'écoute vraiment et il découvre Jack Kerouac, Herman Hesse, Guy de Maupassant, Stephen King et très vite, dévie socialement par une attitude que l'on pourra jugée de "gentil punk" par rapport au conformisme du milieu hôtelier car il décide de porter la cravate (obligatoire) seulement en papier hygiénique. Il intéresse les pions. Il écoute, après les Beatles, de la new-wave (New Order, The Chameleons, Cocteau Twins...) et suit l'actualité musicale et littéraire via le fanzine Les Inrockuptibles ou les rares numéros du magazine L’Équerre dans lequel son grand frère est chroniqué. Il découvre ensuite, dans le Jura, à Poligny, lors de son brevet technique supérieur en cuisine (BTS), des activités artistiques telles le théâtre, la photographie, s'y réfugie après les heures de cours de gestion qui sont, pour lui de vraies tortures mentales, il pratique alors pour se relaxer le hatha-yoga avec Marc Sergent (élève d'André Van Lysebeth).
Lors de son stage professionnel à Cannes, il écrit après ses heures de travail au room service ou au bureau des relations humaines, c'est d'ailleurs via son poste entriste qu'il se planque dès la deuxièmes semaine au room service pour finir plus tôt car Thierry a d'autres ambitions, nous sommes en 88, l'écriture de quelques nouvelles (trois au total dont "La Gloire est une plage privée" véritable axe in/out du SDH...) et des poèmes (un "cahier à spirale" rempli d'encre noire). Après l'échec à son diplôme d'hôtellerie pour quelques dixièmes de points irrécupérables par une attitude jugée trop décalée et globalement désapprouvée par ses professeurs sauf la prof d'espagnol, Madame James (une littéraire poivre et sel très portée sur Faulkner), il entame à Paris une pratique d'acteur dans une petite compagnie de théâtre et étudie Kantor, Grotowski et Brook à Paris VIII mais pour suivre sa première petite amie hollandaise (rencontrée à Cannes et qui l'initie à Picasso), il décide de partir vivre la Grande Vie à Amsterdam avec elle mais pour aussi le goût du voyage et de la culture beatnik. Il a découvert entre temps Charles Bukowski, Henry Miller, Annaïs Ninn via l'univers des premiers romans de Philippe Djian (jusqu'à Echine après c'est mort, trop littéraire "tu me réponds quand tu veux Philou..."). Il quitte sa copine ou c'est elle mais c'est TH qui préféra en premier de prendre une piaule à part au bout de six mois de vie de couple car elle ne comprend pas pourquoi il s'enferme dans la chambre à débarras pour écrire des poèmes. Il travaille dès lors comme plongeur, cuisinier dans le centre des hippies, le Kosmos et continue la photographie noir et blanc (chambre noire) pour des danseurs contemporains. En guise d'inspiration parfois, il recopie à la machine à écrire (électrique), des textes de Jim Harisson (Nord Michigan) et John Steinbeck (Tendre Jeudi) et lit Raymond Carver en trouvant cela un peu chiant quand même. Il élabore des plans de noveltas inspirées de Selby : "La trêve et eux" mais préfère jouer au frisbee au Vondelpark et trainer au Winston hôtel en bordure du Quartier Rouge. Quelques poèmes en seront inspirés.
ADULESCENCE_
De retour en France, à Angers, dormant dans le placard du grand-frère (qui écrit un roman Résidence qui sortira chez Calman Levy), il vomit (littéralement) à sa première journée de travail dans un restaurant Tex Mex. Il décide ensuite, via une annonce dans Télérama, de poursuivre une formation en alternance d'éclairagiste en ne sachant absolument pas de quoi il en retourne exactement. Il cherche pendant des mois un contrat de qualification pour échouer à Disneyland Paris dans le département "Spectacle". Là, il rencontre DADA (dernier projectionniste de Barbara...) et un jeune homme qu'il s'appellera plus tard KRIKOR (DJ et musicien). Thierry va étudier l'électricité, l'éclairage avec Raoul Tartaix (éclairagiste de Georges Lavaudant) l'optique et l'histoire des arts (plastiques), touche pour la première fois un PC (à 26 ans pendant les longues pauses entre deux show mac do de Mickey). Il passe à Grenoble son examen Lumière avec brio au Cargo (maison de la culture grenobloise). Il décidera de pousser les lampes à leur intensité maximale et "crame" l'actrice, ce qui va soulever quelques discussions entre les différentes personnes du jury notamment un comédien raté qui remarquera chez Théolier un ego plus fort que les autres apprentis "électro".
Refusant un CDI à Disneyland à 10 000 frs net, il se met au chômage (découverte du statut d'intermittent du spectacle), continue de réaliser les lumières pour des petites compagnies de théâtre mais très vite, Théolier en a marre de l'ombre et surtout des egos des acteurs, des metteurs en scène et des minauderies des femmes dans le pestacle. Il décide dès lors monter une pièce de théâtre à partir des poèmes et nouvelles de Dorothy Parker : "Miss Parker". Tentative qui échoue magnifiquement par un manque d'expérience évident et par le sujet même des textes de Parker, rien de moins que... l'échec. Les cinq actrices, toutes dignes d'un personnage de l'écrivain alcoolique, le plantent une par une comme dans une des nouvelles de Parker que TH veut adapter. Il restera un moment fort en répétition dans sa chambre, quelques photos, un séduisant dossier de presse et la rencontre d'une peintre allemande, amie d'une actrice du projet. Théolier découvre par son intermédiaire, les vernissages d'art contemporain et s'intéresse dès lors à l'art contemporain-contemporain comme il dit, en lisant Jean-Yves Jouannais (Artistes sans œuvres) et plus vieux un Otto Rank (L'art et l'artiste). Il s'intéresse au dernier chapitre : le renoncement.
Il a abandonné la lecture des inrocks pour celle de Technikart (Patrick Williams et Ph Nassif) et Crash (au tout début avec les branlettes intello de Jean-Yves Leloup et Ariel Kyriou mais après c'est devenu la redoute de la hype avec plus aucun textes culturels...). Il propose à Technikart de vendre des numéros du magazine en Suède via l'intermédiaire d'un voisin de palier qui lui fait découvrir la mode et lui donne des conseils de look. TH écrit sur un Mac que lui a donné un ami psychologue, son journal intime et imprime les feuilles sur du papier gris. Internet-pour-tous n'existe pas encore.
Il n'écoute pourtant pas Radio Nova car il trouve les émissions beaucoup trop gentillettes, molles et complaisantes avec les branchés ; pas d'esprit critique vis à vis des modes et du conformisme. Il rencontre à cette époque beaucoup de jeunes artistes des collectifs tels que Glassbox (notamment Eric Tabuchi l'auteur "Tes états d'âmes Eric"...) Public>, le syndicat potentiel, Accès Local et énormément d'artistes qui le forment à leurs contacts mais TH ne retiendra que l’obsessionnel artiste urbain Invader (plus connu sous le nom de Space Invaders) au tout début de son "invasion". Ce dernier lui apprend à envoyer en HTML, un mail promotionnel ("spam") pour une soirée que TH organise au What's Up Bar : Overground avec des artistes comme Serge Comte, Rebecca Bournigault. Thierry rencontre également d'autres artistes que la hype a oublié (tous) et devient l'ami proche d’Éric Landan, un veilleur de nuit dandy adepte du cigare, de Jacque Lizène et de littérature contemporaine (Dustan, efpé et Daniel Foucard). TH travaille avec lui sur différents projets comme FIAC OFF! ou "La liste des bonnes actions". Internet est devenu accessible à presque tous.
ADULESCENCE PROLONGÉE_
TH fréquente assidûment voir compulsivement les vernissages d'art contemporain et picole aux "open bars". Il décide de creuser le concept d'"artiste sans œuvres" avec un tampon Approved by Alibi-Art (après des débuts prometteurs d'art vidéo brut qui intéressa la galerie Valleix où un certain Tonio Benacquista travailla comme factotum, l'auteur des "Morsures de l'aube"...). Il reprend les jeux vidéos avec l'achat d'une Nintendo 64 et s’engouffre dans les jeux labyrinthiques comme TUROK. Il écrit un article ultime sur les codes de triche (code cheat), le propose à Patrick Williams qui lui dit d'aller le faire lire à Jalouse (...) alors que le journaliste ne comprend strictement rien au paradigme du jeu vidéo, du hack social mais lui demande ce qu'il fait à part çà. Williams découvre alors l'activité de réseautage frénétique de Théolier et décide de parler de lui dans un dossier sur les Dandy 2000 avec Wizman et Beigbeder, une page entière lui est consacré : "Thierry Théolier : Imposteur ou visionnaire sous titrée "L’œuvre, c'est le réseau"." Les répercutions dans la presse bobo sont immédiates (Nova, Nouvels Obs) et s'ensuivent des articles (surtout la presse féminine jusqu'au ELLE-Canada), des passages télé ont lieu NPA de Canal + et une performance sur le plateau de Thierry Ardisson a lieu pour le réveillon de l'an 2000. Thierry tamponne Ardisson en direct juste avant minuit et le bug qui n'aura pas lieu. Approved by Alibi-Art est né mais le jeune Théolier en a déjà marre de ce geste-concept, claque la porte chez Castelbajac pour une éventuelle collaboration, il découvre émerveillé et déjà accro, Internet, les listes de diffusion comme Olalaparis, Nettime France. TH ouvre la mailing list Fight_list après avoir adoré le film Fight Club. Il rentre via Arrtus de Lavilléon dans la galerie du concept-store L’Épicerie avec ZEVS et d'autres. Aucune exposition n'a lieu car la galerie concept store tendance skaters nerds ferme très rapidement. TH participe à plusieurs expositions collectives mais prend du recul avec les enjeux de l'art contemporain classique, leurs préférant l’eldorado du web en spammant à longueur de journée avec des artistes sur des listes où le blog commence à émerger. TH ouvre en 2001 le blog du Squat des Branleurs (du porno et des poèmes) avec quelques activistes du web notamment Troudair, Systaime. TH lance son site Blank Revolution, un écran blanc où est prôné une ascèse médiatique. Le site CriticalSecret.com lui rend en hommage en 2001 à côté de Bruce Sterling. Théolier travaille comme veilleur de nuit (il sent une liberté totale, affranchi des formalités du jour), ouvre un webzine Notsobad et écrit des textes notamment "Les producteurs du Palais" où il critique ouvertement le système du Palais de Tokyo (et de la hype en général...) et l'impossibilité de rentrer au vernissage d'ouverture comme dans certaines soirées coporate parisiennes dignes de comités d'entreprises. Nova publie son article où il est question d'être un Nobody du web (ultime avatar du paradigme pop) et de "casser d'la hype". TH ouvre ensuite le blog collectif des casseurs2hype avec Pascal Bories, Franck Chevalier et Koozil (connu sur le forum de Technikart où sévit un certain Nicolas Ker également...).
RABE D'ADULESCENCE_
Début 2002 très vite, il se rend compte donc qu'il lui manque des infos sur les évènements de la hype parisienne justement et ouvre une petite mailing liste qu'il nomme Le Syndicat du hype, premier réseau social low tech où progressivement de mois en mois tous les parisiens fêtards vont s'inscrire, balancer les plans et s'engueuler à longueur de journée et de soirées avant l'heure des OB's (open bars). Les gueules de bois sont rudes, les gatecrashs réussis, certains dérapent (foutent le feu à des voitures de luxe) d'autres trouvent du taff. Technikart sous l'impulsion de Philippe Nassif décide de lui donner la couv du magazine et ça sera "CREVARDS in France" qui plaira à une certaine "généraFion", celle qui anticipe et vit déjà la crise pré-Sarkozienne, la loose et les prémices du web 2. 0. Ruiné par son activité virtuelle incessante (animation du réseau SDH jours, nuits et aubes), n'ayant plus de droits au chômage du spectacle, TH décide de rejoindre une association sociale pour colmater en plein 19ème la facture numérique (ou la fracture mais tout cela sent le sapin) et "le crevard number one" s'éloigne de la hype, c'est fin 2004. THierry commence à déconstruire des spams porno et à mettre du son sur ses drôles de textes.
Un éditeur courageux, Les Caméras Animales publie (sans diffuseur) ses écrits, spams et poèmes de jeunesse sous le titre CREVARD [baise-sollers]. Le livre est salué par quelques journalistes comme Agnès Léglise, Arnaud Sagnard et Olivier Stupp et Gérard Guégan (ennemi intime de Debord...) mais tout le monde s'en fout, c'est trop tôt ou trop tard (ou pas dans le bon pays comme dira Sagnard dans son essai "Vous êtes sur la liste" ) ou alors pas du tout commercial (ça doit être çà) car CREVARD est une atomisation de la littérature rive-gauche bourgeoise ou la poésie contemporaine trop sérieuse, déprimée et déprimante. A l'arrivée, TH accouche d'une poésie chaotique inspirée par le spam et la connexion permanente. Théolier invente dès lors un style propre à lui, une langue cyberpunk inédite "like Nobody"... Certains adorent (Virginie Despentes, Louis Stéphane Ulyssses, Héléna Villovtich), d'autres détestent (Patrick Eudeline entre autres, "le punk" ne supporte pas l'ego-trip du crevard...) et pour cause, ils se font "casser" comme Beigbeder qui refuse de faire le CREVARD concourir au Prix de Flore (livre proposé sous l’impulsion de Jacques Braunstein et Héléna Villovtich...) parce qu'il est ouvertement critiqué dans l'ouvrage comme la plupart des "hypeux wannabees" de l'époque et aucun n'a été épargné, un vrai jeu de massacre d'où jailliront des perles mutantes et surtout, une énergie rock'nroll en plein dodo bobo parigot. Le livre s'écoule difficilement par un manque de diffuseur, TH s'en fout et commence à lire son bouquin avant des groupes de rock (Gülcher de son ami journaliste Laurence Rémila) et à faire des lectures de plus en plus (dés)organisées qui vont devenir de véritables performances que saluent Joachim Montessuis ou Charles Pennequin. Le crevard est défendu bec et ongles par Chloé Delaume qui a fait partie du Syndicat du hype et se marie avec un des abonnés... IGOR, un Tourgueniste (blog collectif).
L'AGE ADULTE OU IL EST TEMPS DE DEVENIR UN DUDE.
Sept 2007, TH quitte son travail à l'association à but social qui l'a dégoûté à jamais des bobos sociaux "Je ne suis pas ton amie..." lui avouera sa "référente" quand il a besoin le plus d'aide : problèmes humains avec les miséreux dont il s'occupe à longueur de journées (le burn-out n'est pas loin...). Il reprend son blog CyberPunkPostMondain (CPPM) en publiant comme premier post, un chien de l'enfer (il a quelques problèmes d'ordre sentimental avec une personne qu'il faut mieux oublier tellement elle l'a déçu, trahi et pris pour une poire williams...). "2008 année de la Douille", TH commence à se produire de plus en plus souvent dans les squats comme Le Cercle Pan! ou des lieux indépendants, atypiques tel la Société de Curiosités. Il réanime sa mailing liste, le SDH en abonnant de nouveaux abonnés comme Andy Vérol, Régis Clinquart, Christophe Riedel et d'autres qu'il faut mieux oublier "tellement ils ont été casse couilles à table...". TH anime pendant 3 mois tous les jours (sauf le dimanche) l'émission web YAKOI'SOIR? où il donne une extension à son réseau avec une caméra web, filmé chez lui, il invite tous les potes et suckers du SDH, des musiciens comme Juan Trip et ses freaks qui donneront un concert psyché dans 28 m². Après une lecture en Belgique qui donnera le road movie : Le Moules Mystery Tour filmé par Vincent L'Hostis. Dans la foulée, Il (dés)organise aux Buttes Chaumont Le Festival de la Loose avec les chanteurs Alister et un autre. Enregistre le morceau "Baiser avec une boat-people", mis en musique par le groupe berlinois Ania et le Programmeur. Systaime réalise le clip. Toujours à sec, Théolier décide de se faire du cash pour la première fois depuis longtemps et rencontre MIKA du squat LA GARE AUX GORILLES. Pendant plus de deux ans, les soirées NIMP et LABÖ ont lieu dans ce fort alamo de la petite ceinture parisienne. Un véritable phénomène à Paris, plus de 1000 personnes viennent s’engouffrer dans ce dernier bastion de LA NUIT. TH rencontre Marc Zeller et Nikko de Pandemic Records, véritables stakhanovistes de l'underground parisien. Après la fermeture de la GAG, TH organise une ultime NIMP rue Royale avec les Neonbirds.
Les squats à Paris ferment un à un. Théolier se met en sourdine et mixe dans différents bars/clubs de Paris. Il redécouvre l'amour avec Rébecca Mafille aka La Beauté Sternberguienne (BS). La BS n'est pas vénale comme toutes autres putes de la hype et aime la Bohême, la vraie celle qui donne de appétit pour la vie, la vie sur la route (qui se résume aux autoroutes de l'information). TH s'initie via un abonné du SDH, un certain Pierre Stu à la musique électronique 2.0 avec des Kaoss Pad et des Monotron. Il écrit PUNK PHILO, le booste avec des sons saturés. Le titre sortira sur la compilation Sonopsies aux Caméras Animales. S'ensuit une suite de poèmes, lectures qui vont donner au final avec l'aide précieuse d'Human Koala et Jean-Marc Scialom (label NUKOD) la première partie de l'album "2000 WTF" comme deux mille ans what the fuck : l'époque est gelée, la postmodernité fait du patin à glace sur le lac du web commercial beaucoup trop social mais TH a une dernière chose à dire, à faire entendre et ça sera les trax de 2000 WTF, ses TS (tentatives de songs) comme il aime à les définir car il n'est pas musicien, ni chanteur, il est poète performeur... ex-hacktiviste car l'histoire économique a donné raison au réseau libéral facebook, à son cortège de données personnelles vendues et à cette tyrannie du "J'aime" hégémonique. L'altérité et la liberté d'expression en prennent un coup mais personne ne bronche et "like, like...". Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes bleu. Nous sommes depuis bel et bien entrés en "2000 What The Fuck" En sortirons-nous ? TH le scande dans l'album avec les trax "Suckers", "Terminus des minus", "Corporate Prayer", "Traversez", "L'eau des caniveaux".Aucun distributeur dit "underground" ou "alternatif" ne veut diffuser l'album : ni celui des Sexy Sushi, ni celui de Stupeflip et La Baleine refuse de prendre cet objet sonore à 60 % contre lors du vote interne. Nous sommes bien en "2000 what the fuck". Malgré tout, quelques artistes le félicitent notamment l'écrivain Louis-Stéphane Ulysse avec qui, il entretient une correspondance fraternelle. Le peu de promo est fait de sueur et de sang. TH fustige la "presse web snob corporate" dans un article "plein de conneries" lancera Bester Langs qui, essaiera lui de son côté encore une fois d'enterrer le boss du SDH pour la deuxième fois. Peine perdue, TH est un survivor et sait attendre dans le ravin ses faux-amis, les journaleux gonzeux. La page où TH règle les comptes de cette presse de ses snobinards dépasse les 2000 vues et likes presque autant qu'une page lambda d'un webzine musical. Théolier dès lors s'affranchit pour de bon de ces "artistes-ratés" (selon leurs propres dires) et continue son taff.
TH bosse pour Chronic'art depuis quelque temps et se rapproche du rédac' chef : Cyril de Graeve.
Serge Balasky